Ce rapport se concentre sur la persistance des stéréotypes, des imaginaires et des pratiques hérités de la colonisation qui continuent d'avoir un impact sur les corps des femmes d'ascendance africaine et des femmes africaines, ainsi que sur la manière dont elles sont perçues et traitées dans les sociétés congolaises, sénégalaises, belges et françaises.
Cette étude soutient que ces préjugés de longue date ont directement alimenté les violences sexuelles pendant la traite transatlantique des esclaves et l'impérialisme européen, créant ainsi un héritage d'impunité qui persiste dans les conflits contemporains et les sociétés européennes. Au-delà des agressions physiques, le rapport détaille comment les normes de beauté occidentales infligent des préjudices psychologiques et physiologiques par le biais des médias et de l'industrie cosmétique. En témoignent le commerce mondial de produits éclaircissants toxiques pour la peau et la marginalisation systémique des cheveux africains naturels. En conclusion, le rapport appelle à une décolonisation de l'imaginaire afin de s'attaquer aux racines structurelles de la violence à l'égard des femmes noires.